jeudi 1 juin 2017

A comme… A travers la presse ancienne

Pour ce ChallengeAZ 2017, je suis parti de la réflexion suivante : 
« Cinq lignes improbables concernant le vol du parapluie de mon arrière-grand-père Gabriel Plancard en 1912 à Toulouse ont pu me donner des informations sur les relations entre la branche ayant fait souche en Algérie et celle restée en métropole. Et si ce fait-divers a pu aussi me donner, par raccroc, le nom d’un autre membre de la famille que je désespérais de retrouver, bref, si un entrefilet me permettait d’entrevoir des perspectives de recherches vertigineuses, il y avait sûrement d’autres trésors qui dormaient dans les pages des journaux ».

Alors, je me suis rué sur la presse ancienne numérisée le site du conseil régional d’Occitanie. La pêche a été… miraculeuse. 

Capture d'écran. L'article et la page peuvent être vus en cliquant sur cette légende

J’ai fébrilement entré mon nom et 466 occurrences sont alors apparues entre 1860 et 1941.

Si l’on enlève celles concernant Saint-Plancard, bourgade de Haute-Garonne et le nom commun « placard » mal orthographié, il reste tout de même plus de 400 mentions de mon nom de famille.

J’ai aussi la chance que mon patronyme soit monophylétique. Je sais donc que dans cette zone géographique, quelle que soit la personne, elle est forcément de ma famille. Je les connaissais tous à quelques exceptions près. Nous les verrons à la lettre Q.

Ces articles mettent donc un peu de pâte humaine dans la froideur administrative des documents d’état-civil et ouvrent souvent des perspectives de recherches alléchantes.
A l’instar d’un inventaire après décès, on entre dans l’intimité de ses ancêtres de manière différente. Ces quelques lignes permettent donc de mieux comprendre qui ils étaient vraiment.

Je vais donc vous entraîner pendant un mois complet dans la vie de mes ancêtres Plancard sur une période de 80 ans. 

Veuillez boucler vos ceintures et bon voyage dans cette machine à remonter le temps.

pour commencer, voici une mention trouvée dans « Le Courrier de l’Aude » du 11 décembre 1887 où « Michel Plancard, ingénieur à Carcassonne » est admis le 24 novembre « parmi les membres ordinaires » de la Société des Agriculteurs de France. Le même Michel est élu, en février 1892, à la Société d’études scientifiques de l’Aude. La SESA existe toujours et j'en fait partie ! N'hésitez pas à aller faire un petit tour sur son site interet.

Deux ans plus tôt, « Le Rappel de l’Aude » signalait dans son édition du 3 mai 1890, qu’un « cheval jeune, appartenant à M. Plancard, ingénieur, qu’on allait atteler à une voiture, s’est échappé en face de la maison Combéléran, porte de Toulouse. Il a galopé sur le large trottoir de cette maison et s’est abattu. Malheureusement, il est tombé sur la tête et s’est tué du coup ».

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Parfois, les nouvelles sont encore moins bonnes :

« Le Courrier de l’Aude » du 22 juillet 1900 explique que « vers 3 heures ½ du soir, Plancard Michel, constructeur, demeurant allée d’Iéna, est tombé accidentellement d’une échelle d’une hauteur de 8 mètres. Dans sa chute, il s’est fait à la tête et sur diverses parties du corps des contusions qui l’ont obligé à s’aliter quelques jours ».

Ou encore, celle-ci dans le même journal du 16 mars 1913 :

« Procès-verbal a été dressé contre le nommé Sauzel Lucien, 20 ans, maréchal-ferrant, rue des Calquières, pour coups et blessures à agent ; et contre le sieur Plancard fils, industriel, pour voies de fait ». Michel, mort en 1916 avait deux fils : François et André. Duquel parle-t-on ? Mystère, même si je penche pour le premier dont on reparlera.

Mais les nouvelles sont de temps en temps quand même plus agréables :

Dans « L'Eclair » du 4 janvier 1934, un certain Plancard gagne un bureau à la loterie de la semaine commerciale de Montpellier. Il empoche le 4e lot. Le 1er était une Delage… Dommage, mais dans l’article le plus intéressant est son adresse : 4 rue du Jeu de l’Arc à Montpellier. Une belle piste à suivre.

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Enfin, certains articles font toucher du doigt le niveau de vie des personnes citées. 
Exemple dans « La Vie Montpelliéraine » du 24 juillet 1910. Cette véritable pipelette locale mais bougrement utile au généalogiste, fait part des arrivées et des départs de la bonne société dans les stations balnéaires du Languedoc-Roussillon. Ici, un certain M. Plancard, sans aucun doute Michel, est arrivé de Béziers à Luchon, lieu très en vogue à l’époque.

 
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1 commentaire:

Unknown a dit…

Le Kiosque Lorrain m'a permis de trouver quelques articles interessants sur certains de mes ancêtres. Quelle bonne idée que d'utiliser cette mine d'or pour ce challenge. Annick H.