mardi 17 juin 2014

O... comme De l'Origine des choses

Quand est-ce que tu as commencé ?

C'est la question qui tue. Et on me l'a posée récemment. Jamais, je crois, je ne m'étais interrogé à ce sujet.

Quand donc ai-je bien pu débuter l'arbre généalogique familial ? Il y a longtemps, ça c'est sûr.

Je me souviens du tout début. Ma mère m'avais dit un jour, j'aimerais savoir qui sont nos ancêtres. Les parents et grands-parents de "la Mame", mon arrière grand-mère Alice, ne m'étaient pas connus précisément. De vagues noms et pas de dates. Un portrait. A peine.

Ce dont je suis sûr, c'est que l'aventure a débuté entre la fin de la 3e et le début de la 2de. A l'été 1988 donc. Auparavant j'avais acheté deux ouvrages : "Comment retrouver vos origines" de Jean-Louis Beaucarnot dans la collection Livre de Poche pratique et aussi "La généalogie" de Pierre Durye dans la collection Que sais-je ? aux PUF.

Si le premier était agréable à lire, le second était d'un abord très ardu (je les ai toujours dans ma bibliothèque). J'ai même failli abandonner avant de commencer ! Et puis non.

Je me souviens quand même, que ces ouvrages m'ont donné une méthode.
Mais c'est Jean-Louis Beaucarnot qui m'a décidé à me lancer. Il avait, en effet, écrit trois phrases qui sont encore surlignées dans son ouvrage sus mentionné  :
"Moralité : rien ne doit dérouter" et "Quiconque sera motivé, patient, logique, trouvera ce qu'il cherche. Point n'est besoin de guide", enfin : "Car en généalogie ascendante, comme en généalogie descendante, l'outil de travail essentiel du débutant sera l'état-civil".
Alors, plus de temps à perdre ! J'ai pris rendez-vous pour le mercredi suivant à la mairie de Vandoncourt (25), lieu de naissance de la mère de mon arrière grand-mère, Virginie Amstutz... auparavant, j'avais mis en application les conseils des généalogistes chevronnés : j'avais interrogé ma grand-mère et la sœur de mon arrière grand-mère. J'avais ordonné ces informations en fiches et réalisé un petit schéma.

Je rappelle qu'à l'époque, internet était encore du domaine de la science fiction... et que les logiciels de généalogie étaient pour tout dire... à leurs balbutiements.

J'avais trouvé dans ces livres, pour la généalogies ascendantes, des arbres circulaires qui me plaisaient bien. J'avais donc rassemblé trois feuilles 21 x 29,7 et j'avais tracé les demi-cercles avec mon compas. J'avais tracé les cases et les avais numérotées. Les trois feuilles avaient été collées dans une chemise cartonnée. Plus tard, j'ai collé sur la couverture, les noms des branches qu'elles renfermaient : Graff-Amstutz, Doriot-Parrot, Lledo-Salas et Plancard-Barge.

Car je me souviens avoir longtemps phosphoré sur le choix de celui que j'appellerai plus tard (bien plus tard) : le de cujus. J'avais donc placé sur l'arbre Graff-Amstutz, le nom de mon arrière grand-mère et ses dates de naissance, de mariage et de décès.

Cet arbre des débuts est bien rangé dans un classeur, avec les autres :



Arrivé à la mairie de Vandoncourt, c'est le maire qui m'a reçu et m'avait mis avec bienveillance, les registres à disposition tout en gardant un œil sur cet ado de 15 ans...

Je découvrais tout, les pages et les tables décennales et surtout l'odeur de la poussière et du vieux papier.

J'ai longtemps tâtonné, mais j'y suis arrivé. J'ai remonté encore quelques générations. Je me suis aperçu aussi qu'il faudrait faire aussi de la généalogie descendante. Tout ça me donnait le vertige...

J'ai payé mes quelques photocopies et l'on est venu me rechercher à la mairie. Il fallait tout remettre au propre.

Quelques temps après, j'attaquais une autre branche, butait sur des écueils que je n'ai surmonté qu'il y a peu... C'était grisant de retrouver des ancêtres qui avaient vécu là. Les anciens de ma famille ne donnait quelques anecdotes que je notais et mon grand-père m'a même montré l'arbre généalogique de son côté. Un arbre ascendant réalisé par un cousin et qui remontait jusqu'à un Paul David Rigoulot né en 1725 qui avait un père né à la fin du XVIIe siècle, autant dire sous Louis XIV. J'en avais la chair de poule. Sauf que tous ces individus possédaient bien leurs dates dans les cases mais mais aucun lieux...

L'aventure a donc commencé à l'été 1988. Depuis, je n'ai pas arrêté. Déjà très versé dans l'histoire, la découverte de mes ancêtres et les recherches historiques qui en découlaient, ont participé a affermir mon choix. Trois ans plus tard, mes études d'histoire commençaient...

2 commentaires:

M'zelle Tinou a dit…

Ah, nos souvenirs de nos débuts, on nous auraient prévenus à l'époque, comme tout ado, on n'y aurait pas cru et l'on aurait nié tout en bloc... Et nous voilà des décennies plus tard toujours plus passionnés par la généalogie.

Anonyme a dit…

tout les noms qui se terminent par " ot" sont d'origines francs comtoise