mercredi 2 octobre 2013

J’organise ma généalogie… enfin je tente d'organiser !

Classer, ranger, répertorier… ça n’a jamais été mon truc.

Autant le dire tout suite : je n’ai jamais été un garçon très organisé ! J’aime voir les livres vivre leur vie empilés maladroitement au gré de mes lectures (et Dieu sait qu’elle sont nombreuses), les dossiers former des strates archéologiques sur mon bureau et les voyages si bien préparés se transformer au fil de mes envies et loin des itinéraires bien tracés.

J’entends encore ma mère me répéter, deux phrases devenues mythiques, tout au long de mon enfance et de mon adolescence : « Mais range ! » et « Trie et jette, ça fera de la place ! ».

Pour la seconde injonction, ce fut une autre chose. J’ai toujours eu une très grande réticence, pour une pas dire répugnance, à jeter des documents. Et souvent, bien m’en a pris. J’ai toujours essayé de comprendre comment rattacher un document aussi insignifiant soit-il à une personne ou à lieu lié à mes ancêtres. J’en ai acquis depuis lors une solide réputation de « conservateur » liée à la réalisation de ma généalogie mais aussi aux études d’Histoire que j’ai entreprises sitôt mon bac en poche. Si bien qu’à l’heure actuelle, on me demande toujours avant de la mettre à la benne, si telle ou telle chose m’intéresse ou s’il faut la garder ! Rôle que j’assume pleinement.

Avec la généalogie, bien sûr, le classement c’est une autre histoire. La désorganisation y provoque le chaos et le mélange des générations. À bien y réfléchir, c’est cette science auxiliaire de l’Histoire qui m’a fait, pour la première fois, tenter un véritable classement.

Je m’en souviens comme si c’était hier : une visite à la mairie de Vandoncourt, petit village du Doubs niché dans le Pays de Montbéliard. Je devais avoir 17 ans et j’étais revenu en quelques heures, avec une série de photocopies d’actes de naissance, mariage et décès dont celui de la grand-mère de l’une des mes arrière grands-mères du côté maternel. Je les ai toujours (normal je ne jette rien !)

La question s’est vite posée de la conservation de ces précieux documents. J’ai acheté une sacoche et un « trieur ». L’aventure pouvait continuer.

Aujourd’hui, « mes archives » s’enrichissent chaque jour un peu plus et tiennent surtout beaucoup plus de place qu’autrefois. Une étagère complète de mon bureau y est consacrée et d’autres dans une pièce aménagée au sous-sol. Les boîtes archives s’alignent par thème. Il est loin le temps du fouillis.


Le bureau sur lequel je travaille est récent, mais mes ancêtres sont accrochés au mur et me regarde pianoter sur l’ordinateur, dont cette Louise Catherine Peugeot dont j’ai obtenu l’acte de naissance il y a bien longtemps. Le siège sur lequel je suis assis est celui d’un parent mort il y a plus d’un demi-siècle. Tout comme l’armoire de ma chambre, construite il y a près de 150 ans pour un aïeul…

Au jour le jour, j’ai opté pour un célèbre carnet recouvert de moleskine. A chaque fois que j’en termine un, j’en rachète un autre avec une couverture de couleur différente. Sur mon ordinateur, à part un logiciel de généalogie, j’ai opté pour Evernote qui se synchronise avec l’appli présente sur mon Smartphone. Un vrai bonheur quand on est organisé !

2 commentaires:

Elodie Dezat a dit…

Alors moi aussi on m'a toujours dit que j'étais désorganisée, et je ne jette rien non plus ;-). Mais je n'ai pas encore toute une étagère de classeurs. Il faut dire que maintenant j'ai beaucoup d'actes au format numérique.

Frédéric a dit…

Pour ma part, je ne peux m'empêcher de conserver les documents papier. C'est plus fort que moi !