samedi 17 avril 2010

Jean Plancard, fusilier à « L’Impétueuse »

On l’a dit dans un précédent billet, le premier métier de Jean Plancard (1774 – 1825) était militaire. Il le serait sans doute resté si une balle de biscayen (un mousquet de gros calibre) ne l’avait contraint à stopper brutalement sa carrière en 1800.
Mais commençons par le commencement, car depuis quelques jours, grâce à son dossier de pension conservé au Service Historique des Armées situé au Château de Vincennes, on en sait beaucoup plus sur son passé. Et quel passé.
Ce dossier consiste en quelques feuillets riches de renseignements. Le premier document est une lettre. Celle de Geneviève Plancard, la fille de Jean qui écrit en décembre 1866 au ministre de la Guerre pour obtenir les états de service de son père. Pour quelle raison ? Mystère. Peut-être pour montrer à sa famille les exploits de cet homme.
On y trouve d’abord des traces de son engagement à l’âge de 18 ans, le 4 août 1792, comme « fusilier » (fantassin) au Bataillon de l’Aude « qui fait actuellement partie » lit-on de la 4e demi-bridage d’Infanterie de Ligne. Il a toujours été en activité de service jusqu’à ce jour ». Il fait d’ailleurs partie du 6e Bataillon de la 5e Compagnie de cette 4e demi-brigade surnommée « L’Impétueuse » tant elle s’est couverte de gloire durant les guerres de la Révolution et du Consulat.
Jean Plancard, Volontaire National, est donc Soldat de l’An I. Pendant huit années consécutives, cet homme sera de toutes les batailles dont certaines laisseront leur nom dans les livres d’histoire.
D’abord de 1793 à 1795, il va participer avec l’Armée des Pyrénnées Orientales aux guerres du Roussillon.
De 1796 à 1797, il intègre l’Armée d’Italie et va suivre le général Bonaparte dans ce que l’on appelle « la Première campagne d’Italie ». Jean Plancard participera à des batailles célèbres : Lodi, Arcole, Castiglione, Rivoli… où la 4e demi-brigade a pris une part certaine.
Voilà pour la première partie de l’histoire Jean Plancard avant son retour à Carcassonne (certains mots de ce texte sont cliquables et renvoient sur des pages les expliquant). La suite au prochain billet.

1 commentaire:

plancard.muriel a dit…

Ah!je suis fan de cette période de l'histoire. La révolution, l'empire. Napoléon, que je qualifierai de despote éclairé, comme un César dans la période faste de l'antiquité romaine. Bon, je n'aime pas la guerre, quel qu'en soit la justification, mais j'avoue que de savoir qu'un ancêtre à combattu pour la liberté et au coté de Bonaparte, quelle fierté...
C'est bête...non? Muriel